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sexta-feira, 7 de janeiro de 2011

Mais informações sobre este livro que reúne História e linguagem poética e cujo título é uma frase de Rudyard Kipling:

http://www.viabooks.fr/article/parle-leur-de-batailles-de-rois-et-d-elephants-de-mathias-enard-1792

Résumé officiel de l'éditeur:



13 mai 1506, un certain Michelangelo Buonarotti débarque à Constantinople. A Rome, il a laissé en plan le tombeau qu'il dessine pour Jules  II, le pape guerrier et mauvais payeur. Il répond à l'invitation du Sultan qui veut lui confier la conception d'un pont sur la Corne d'Or, projet retiré à Leonardo da Vinci. Urgence de la commande, tourbillon des rencontres, séductions et dangers de l'étrangeté byzantine, Michel Ange, l'homme de la Renaissance, esquisse avec l'Orient un sublime rendez-vous manqué. Par l'auteur du très remarqué "Zone" (prix Décembre 2008 et prix du livre Inter 2009).

quarta-feira, 10 de novembro de 2010

PRÉMIO GONCOURT PARA MICHEL HOUELLEBECQ

Esteve à espera dez anos por este prestigiado prémio. Houellebecq ganhou-o desta vez com o seu quinto romance intitulado La Carte et le territoire, uma história original onde o artista Jed Martin pede a um personagem  que, como ele, se chama Houellebecq  lhe escreva um prefácio para a sua exposição de reprodução de mapas da Michelin intitulada "O Mapa é mais interessante do que o território". 
Houellebecq dá ao seu personagem um final brutal. É assassinado sem piedade, juntamente com o seu cão (e tão brutalmente que ele e o cão se confundem num só). Um livro que nos fala do envelhecimento e da França dos nossos dias. Uma leitura prioritária.

sexta-feira, 1 de outubro de 2010

COMMENT PEUT-ON ÊTRE FRANÇAIS? - CHAHDORTT DJAVANN

Linda amiga deixo um excerto desta obra, a terceira carta escrita por Roxane a Montesquieu-morto,com quem aprendeu a língua francesa e a genialidade literária, pelo que percebi. Espero que gostes como eu gostei. Prepara os teus rrrrr e goza este momento de literatura francesa ...transnacional. Bjs

 Lettre III


Monsieur Charles de Montesquieu
61 avenue Montaigne, 75008 Paris.


Mon cher Montesquieu,

Alors que je commençais à suivre les cours à la Sorbonne, il y a quelques mois, je me suis trouvée un jour dans une assemblée où il y avait des gens érudits et bien avisés ; ils parlaient de Montaigne, de la sagesse de ses Essais et de sa grande amitié avec monsieur de La Boétie, de l'admiration de monsieur Voltaire pour Montaigne et de la haine de monsieur Pascal contre Montaigne. Imaginez la grandeur de mon ignorance, car je me disais tout bas en les écoutant et sans tout comprendre bien sûr : qu'un homme puisse avoir de l'amitié pour une montagne est tout à fait concevable, qu'un autre ait pour elle de l'admiration ou encore de la haine, bien que cela soit fort bizarre, reste recevable, mais comment la montagne peut-elle posséder de la sagesse, une sagesse intrinsèque? A deux reprises, j'ai failli les questionner et leur dire que je ne comprenais rien à tout ce qu'ils racontaient, mais heureusement ma sottise était limitée puisque j'optais pour ne point parler. Lorsque le soir, assez tard, je suis rentrée chez moi, fort intriguée par tant de discussions enflammées au sujet des montagnes, je me suis acharnée sur les deux dictionnaires, le Petit Robert, et le Robert des noms propres. Effectivement, comme je l'avais imaginé, je n'ai pas trouvé la moindre trace de sagesse dans la description de la montagne, mais j'ai remercié ma prudence lorsque j'ai découvert le nom du grand écrivain Montaigne.
Voilà comment on peut faire la connaissance d'un grand Stoïcien.
Mieux vaut avoir une tête bien faite qu'une tête bien pleine, dit Montaigne, mais la mienne était trop vide.
[...]
Je lis, comme je vous l'ai dit, en désordre, je passe d'un siècle à l'autre, d'un auteur à l'autre, avec une légéreté qui pourrait paraître déconcertante. C'est que je suis une femme impatiente, émotive, dispersée au plus haut point et irrémédiablement indisciplinée. Ce ne sont pas des qualités, je le sais, mais je pense qu'il est trop tard, à 25 ans passés, pour tenter de m'éduquer. J'ai tant à apprendre, je souffre de mes insuffisances, mon inculture m'attriste. Les filles Françaises de mon âge savent beaucoup de choses que j'ignore. Pour me consoler, je me dis chaque soir que je suis moins ignorante que la veille : piètre consolation.
Justement il est temps de me coucher. Je vous abandonne, monsieur, je reprendrai ma lettre demain.
[...]
En feuilletant les manuel qui remettent les textes dans leur contexte, j'ai l'impression que les auteurs et leurs oeuvres constituent des couches géologiques de l'histoire, mais aussi que certains de leurs thèmes (la solitude et l'amour, le souvenir et l'oubli, l'être et l'apparence, la vie et la mort...) sont des filons qui sinuent d'une couche à l'autre. Excusez mon éclectisme. Mais je ne résiste pas au plaisir de vous citer dès aujourd'hui quelques noms parmi les auteurs qui sont venus après vous, comme on aime à parler de ses amis à un ami. J'en parle d'autant plus à mon aise que vous ne les avez pas connus.
Tout d'abord Monsieur de Chateaubriand, un écrivain immense, dont le style inspire encore aujourd'hui quelques auteurs. Il parle constamment du passage inexorable du temps, essaie d'anticiper la mort en écrivant ses Mémoires d'outre-tombe. Je suis attendrie par la discrète mélodie de Nerval qui, semblable à d'autres poètes, confondit toujours ses rêves et ses souvenirs, avant de céder à la folie et de se suicider une nuit à Paris, près de la Seine, ou par la mélancolie de Baudelaire, qu'il appelle le spleen, et qui ne s'exprime jamais si bien que dans ses Tableaux parisiens - Baudelaire que fascinent également le spectacle de la mer et l'idée de la mort.
Et puis, il y a les romans...vous avez été un romancier, cher Montesquieu, un romancier d'un genre particulier, un précurseur comme Choderlos de Laclos avec ses Liaisons dangereuses. Mais le siècle du roman aura été celui qui a suivi le vôtre, le XIXème siècle, dominé en France par les grands noms de Balzac, Stendhal, Flaubert (fort cruel), Maupassant (dont j'ai lu presque toute l'oeuvre)...L'histoire et la société sont présentes dans le roman, et on les saisis par la manière dont elles pèsent sur les destins personnels. Les individus sont-ils autre chose que ce que leur époque en fait? C'est la grande question posée par le roman, et jamais aussi fortement qu'au XIXème siècle. [...]
J'ai maintenant une dizaine de cahiers de notes où j'écris les nouveaux mots et mes passages préférés de chaque texte. C'est peut-être un peu idiot de faire ça, mais j'aime l'illusion de croire ainsi les posséder.
Avec assiduité, votre Roxane préférée.

PS : Je passe ma vie à apprendre depuis que je suis à Paris. Tout m'intéresse, tout m'étonne, tout m'émerveille. Mon enthousiasme me transforme en enfant. Même si je ne serai jamais une érudite. Je vous parlerai peut-être plus tard des écrivains d'aujourd'hui ; pour le moment je ne fais qu'aborder les oeuvres du début du XXème siècle."

Voilà, si ce long extrait ne vous a pas convaincu (désolée, j'ai coupé pourtant...) au moins vous avez de la matière pour les questions "marron" du trivial poursuit, c'est toujours ça de gagné.


J'avais envie de le noter, il fait référence à quelques bouquins dont je ne m'aventurerai pas à faire un article sur ce blog, me limitant à mes nouvelles lectures. Voilà une manière de faire tout de même allusion à quelques grands noms de la littérature du 18ème et 19ème que j'affectionne!








domingo, 25 de julho de 2010

ZONA - MATHIAS ÉNARD


É uma história de guerras, da Europa e do século XX que parte de uma viagem de comboio e da memória ainda sangrenta de segredos, a abarrotar de detalhes marcantes, de um narrador que é um exímio contador de histórias, com quinze anos de actividade como agente de informações na sua Zona (inicialmente Argélia, depois, sucessivamente todo o próximo Oriente. Uma escrita fluida, com frases longas, reflectindo, com o uso exclusivo de vírgulas, uma oralidade excessiva que, sem contenção, nos leva por arrastamento no trajecto das recordações desta personagem, Francis Servain Mirkovic, em quem depositaram os nomes e a memória de muitos homens que contribuíram para a carnificina que é a guerra. Ele próprio se assume como culpado quando a guerra na Croácia e na Bósnia o levou a cometer como os outros actos de violência que nunca esquecerá. A fusão de vários tempos ( o das guerras por que passou, o de todas as guerras desde os primórdios da vida humana, o da sua própria vida privada e íntima, as vidas e histórias dos outros a que assistiu bem como aquelas que lhe contaram os próprios,...) torna esta obra num texto literário único, que reflecte um poder de escrita ímpar e um modelo dos textos pós-modernos. Como diz a crítica, uma epopeia dos nossos tempos. O autor é francês. A tradução de Pedro Tamen para a nossa língua é bem merecedora da nossa atenção e reconhecimento.

Contracapa:

“Num comboio nocturno para Roma, um antigo espião e antigo militar faz desfilar as suas memórias da zona onde exerceu as suas actividades – o contorno do Mediterrâneo: guerras balcânicas, violências na Argélia, guerras do Próximo Oriente… Zona compõe um palimpsesto ferroviário de vinte e quatro «cantos» conduzidos de um fôlego, e magistralmente orquestrados, como uma Ilíada do nosso tempo”.

(…) e quantas vezes dei comigo a tomar um café ao romper do dia com pilotos e maquinistas de vaporetti para quem eu não existia, porque os venezianos têm aquela faculdade atávica de ignorar tudo o que não seja eles, de não ver, de fazer desaparecer o estrangeiro, e este desprezo soberano, esta extravagante nobreza fora de moda do auxiliado que se permite ignorar em absoluto a mão que o alimenta não era desagradável, pelo contrário, era uma grande franqueza e uma grande liberdade, longe da simpatia comercial que invadiu o mundo inteiro, o mundo inteiro excepto Veneza, onde continuamos a ser ignorados e menosprezados como se não precisassem de nós, como se o dono do restaurante não precisasse de clientes, já que é rico com a sua cidade inteira e está seguro, tem a certeza de que outros comensais menos choninhas não tardarão a vir ocupar-lhe as mesas, aconteça o que acontecer, e isso confere-lhe uma temível superioridade sobre o visitante, a superioridade do abutre sobre a carne morta, o viajante acabará sempre depenado, feito em pedaços com ou sem sorriso, para quê mentir-lhe, até o padeiro do outro lado da rua admitia, sem pestanejar, que o seu pão Não era grande coisa e que os seus bolos eram exageradamente caros, esse padeiro viu-me todos os dias todos os dias durante meses sem nunca me sorrir a sua força era a sua certeza do meu desaparecimento, um dia eu ia-me embora de Veneza e da laguna, daí a um, dois, três, dez anos, e ele, ele pertencia à ilha e não a mim, e recordava-mo todas as manhãs, o que era salutar, nada de ilusões, eu só me dava com estrangeiros, Eslavos, Palestinianos, Libaneses, Ghassan, Nayef, Khalil e até um sírio de Damasco que tinha um bar que era o ponto de encontro dos estudantes e dos exilados, era um antigo marinheiro que desertara numa escala, um tipo bastante enrugado que ninguém associaria nunca a qualquer espécie de mar ou de barco, tinha uma verdadeira cabeça de homem da terra com enormes orelhas bastante peludas na minha memória, era muito religioso, rezava, jejuava e nunca bebia do álcool que servia aos clientes, o seu fraco eram as raparigas, sobretudo as putas, coisa que ele justificava dizendo que o Profeta tivera cem mulheres, que gostava de mulheres, e que ao fim e ao cabo a fornicação era um belo pecado (…)

(…) naquele quarto duplo dormia com Marianne, ela despia-se na casa de banho, tinha um corpo, um rosto de rasgar a alma de um homem e a minha não pedia outra coisa senão essa, no perfume de chuva e de mar de Alexandria embriagava-me com os perfumes da Marianne (…)

Belo sítio para esperar pelo fim do mundo comendo peixe frito sob um grande sol de inverno aninhado no céu limpo pelo vento, está muito calor nesta carruagem, vou adormecer, estou já meio a dormir embalado pela Marianne de brancos braços, o seu rosto transforma-se, é deformado pelo crepúsculo que se estende das árvores que desfilam, regressei a Alexandria voltei lá muitas vezes e nem sempre em sonhos, para concluir umas transacções mais ou menos secretas com generais egípcios cuja importância se media pelo número não de estrelas mas de Mercedes, queles generais que lutavam contra o terrorismo islâmico esfregando conscienciosamente a testa com lixa todas as noites para imitar o desgaste da pele contra o tapete da oração até fazerem um calo e parecerem mais piedosos que os seus inimigos, No Egipto é sempre tudo desmesurado (…)”

Mathias Énard, Zona, 2010, Publicações D. Quixote